Beaucoup de personnes pensent que le deuil commence après la mort. Cependant, le chagrin commence souvent beaucoup plus tôt. Il peut commencer le jour où vous réalisez que votre animal se rapproche de sa fin de vie. Cette étape du deuil est particulièrement difficile. Vous ne pouvez pas « passez à autre chose », parce que la perte en elle-même n'a pas eu lieu et vous savez que les choses ne peuvent que s'aggraver.

 

Dans cette étape vous devez prendre des décisions difficiles et douloureuses :

Pendant combien de temps, devez vous poursuivre le traitement?

À quel moment le traitement cause plus de traumatismes que de soulagements?

Pouvez-vous fournir les soins nécessaires pour maintenir la vie de votre animal ?

Votre animal a t-il atteint un point où plus aucun remède ne peut le sauver?

À ce point, devriez-vous envisager l'euthanasie?

Parfois, les circonstances ne vous donnent pas le temps de vous poser de telles questions. Une maladie « rapide », un accident ou une blessure peut ne vous laisser que quelques heures, voire quelques minutes pour prendre une décision. Lorsque cela est possible, cependant, il est préférable de prendre le temps de la réflexion en prenant en considération trois questions fondamentales:

 

Quand faut-il envisager l'euthanasie?

Lorsque votre animal est malade, cela peut être la dernière question auquel vous voulez penser. Pourtant, c'est la question la plus importante que vous devez vous poser. Commencez par demander à votre vétérinaire :

A quels types de symptômes s'attendre et comment la maladie de votre animal va progresser ?

Quelle seront les étapes de la maladie ?

Combien de temps faut il attendre avant que la maladie atteigne le rein et produise l'incontinence ou l'insuffisance rénale?

Combien de temps faut il attendre avant que les cellules tumorales envahissent les poumons ou d'autres organes?

Combien de temps faut il attendre avant que les symptômes deviennent ingérables avec les médicaments ?

Quand, la douleur deviendra grave et incurable?

À quel moment votre animal devient incapable de fonctionner normalement?

A quel moment ses souffrances vont devenir extrêmes?

Ces informations vont vous aider à déterminer votre choix. Par exemple, vous pouvez décider de considérer sérieusement l'euthanasie lorsque votre animal ne peut plus respirer facilement, manger ou boire, ou trouver une position confortable pour dormir. En définissant un "point de décision" en avance, vous placez des limites de souffrances que votre animal est susceptible de supporter.

Serez-vous là?

Beaucoup de gens pensent qu'il est important d'être présent lors de l'euthanasie. Beaucoup d'autres se sentent incapables de gérer cet évènement. Et ne vous méprenez pas: témoigner de l'euthanasie de votre compagnon bien-aimé peut être traumatique. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère.

La plupart estiment que le bien-être de l’animal est le facteur le plus important. Si vous croyez que votre animal se sentira plus à l'aise ou en sécurité en votre présence, vous aurez probablement envie de rester, peu importe comment cela est difficile. D'autre part, si vous craignez en votre réaction et pensez que le chagrin va déranger plus l'animal que le processus lui-même, vous pouvez préférer rester à l'écart. Si vous choisissez de ne pas être présents, ne laisser pas simplement votre animal avec le vétérinaire. Certaines cliniques peuvent euthanasier les animaux après des heures d’attente en clinique. Cela ajoute tout simplement du traumatisme pour l’animal. Assurez-vous donc que votre animal va être euthanasié immédiatement, pendant que vous attendez dans la salle d'attente ou en voiture.

Qu'allez-vous faire ensuite?

Le pire moment pour décider de que faire avec les restes de votre animal est la dernière minute. Il est préférable de penser aux options possibles quelques semaines à l'avance. En effet, même le propriétaire d'un animal en parfaite santé peut envisager à l’avance la réponse à cette question. Surtout si vous voulez faire des funéraires, une crémation privée, ou si vous voulez un type particulier de produit funéraires (comme une urne spéciale ou un cercueil). Pour beaucoup, cette décision soulève des questions à la fois physique et spirituelle.

Comment pouvez-vous faire la distinction entre le corps et l'âme?

Pensez-vous que votre animal sera plus "proche" de vous spirituellement, si ses restes sont proches de vous physiquement (par exemple, dans une urne de crémation)?

Pensez-vous que l'esprit de votre animal sera plus heureux s’il est enterré dans un environnement familier ?

Ou pensez-vous que l'âme de votre animal et la personnalité ne sont pas associés à ses restes physiques.

 

Il n'y a rien de stupide à propos de telles considérations. Cela participe au chemin vers la guérison des blessures spirituelles du propriétaire.

Mythes sur l'euthanasie

Beaucoup de gens ont des sentiments mitigés sur l'euthanasie, pour une bonne raison: peu importe nos bonnes intentions, cet acte ressemble a un assassinat, et la culpabilité peut souvent nous hanter longtemps après l'acte.

Même lorsque nous savons intellectuellement que l'euthanasie est le«meilleure» ou «le moins pire » choix. Nous pouvons être désemparés quand nous somme face à la décision elle-même. Nombreux propriétaires d'animaux s'accrochent aux idées fausses qui fournissent une justification apparente pour différer cette décision - souvent au détriment de l'animal lui-même. Les trois idées fausses revenant le plus souvent sont:

L'euthanasie n'est pas naturelle.

Certains propriétaires d'animaux rejettent l'euthanasie en la definissant comme «contre nature». La nature, disent certains, a un calendrier pour la vie. En mettant fin à une vie artificiellement, nous ne respectons pas le choix de la nature. Cette croyance ignore le fait que, en fournissant un traitement, la chirurgie, les médicaments, ou toute autre forme de soins à un malade (ou blessé) de compagnie, nous avons déjà prolonger la vie de l'animal au-delà de ce qui allait se produire si nous l’avions laissées dans les mains pas si tendres de la «nature».

L'euthanasie est égoïste.

L'autre sources de culpabilité est la croyance que l'on a euthanasié un animal «trop tôt» pour des raisons «égoïstes». Beaucoup se disent. «Je devrais faire plus, dépenser plus, pour obtenir un deuxième avis, rester debout toute la nuit pour prendre soin d'elle." Pourtant, une personne qui s’inquiète de ne pas avoir "fait assez" est souvent une personne qui a déjà fait des efforts surhumains pour prendre soin de cet animal. Une forme beaucoup plus dangereuse de l'égoïsme est de prolonger la souffrance de l’animal afin de reporter la date fatidique de sa propre souffrance.

Mon animal va me dire quand il est "temps".

Beaucoup d'entre nous ont entendu parler d'animaux de compagnie qui aurait donné une indication disant qu'ils sont «prêt à passer de l’autre coté". Nous attendons cette «permission» pour mettre fin à la vie d'un animal. Un tel «signal» serait de supprimer le fardeau terrible d'avoir à prendre cette décision. Malheureusement, pour beaucoup, le signal ne vient jamais. En attendant que nos animaux de compagnie "nous disent" quand il est temps de mourir, nous risquons deux dangers: prolonger la souffrance d'un animal en attendant un signe qui ne vient jamais, ou nous torturer avec la culpabilité pour avoir agi «trop tôt».

Pour conclure, la triste vérité est : si votre animal est malade en phase terminale, et surtout si la souffrance le rend incapable de « vivre normalement », la décision que vous devez vous poser et comment, et qu’elle « inconfort » êtes vous prêt à autoriser. "Quel choix va vous apporter le minimum de regret après que l'animal soit partie".

Malheureusement, «sans regret» n'est souvent pas une option.

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