Il y a une exelente émmission le dimanche après midi sur france Inter : vivre avec les bêtes. Cette emmissions est consacré aux animaux.

Je souhaiterai vous conseiller le poadcast en rapport avec ce blog parlant du deuil de l'animal :

http://www.franceinter.fr/emission-vivre-avec-les-betes-le-chat-singapura

Voici le texte que l'on peut écouter aux alentours de la 24ème minute.

"Quand le chien ou le chat meurt, de maladie, de vieillesse, par euthanasie ou accidentellement ce qui se passe dans le cœur, dans la vie des membres de la famille, comme dans le cœur d’un maitre ou d’une maitresse solitaire est terrible. Car un vide s’est créé, là où il y avait la chaude plénitude d’une présence.

Des endroits de la maison, des fauteuils qu’affectionnait le chat ou le chien sont désormais désaffectées. Certaines heures de la journée celle de la pâtée, celle des sorties deviennent cruellement disponible.

On ne sait pas si il faut jeter ou garder la laisse, le collier, le panier. On est privé de la responsabilité qui nous obligeait envers lui. On est complètement désorienté. On se sent comme amputé. Quand notre animal vient de mourir ont éprouve comme une sensation de privation sensorielle. On entend : plus aboyer ou grogner, miauler ou ronronner. On ne perçoit plus cette qualité si particulière de silence. Le silence apaisant des animaux qui n’ont d’autre fonction aujourd’hui, si on met de cotés les chiens de chasses, d’autre fonction que d’être là avec nous, de nous accompagner et peut être bizarrement de nous porter assistance dans nos existences plus ou moins difficiles, plus ou moins heureuse. Mais surtout ce qui va nous manquer, et à en pleurer, c’est de ne plus pouvoir caresser, gratouiller, prendre dans les bras éprouver ce bien être du toucher. Cette innocence du toucher. Cette tendresse que l’on peut connaitre avec un petit enfant certes mais qui dure si peux alors qu’elle dure tout au long de la vie d’un chat ou d’un chien. Et puis la mort de l’animal, c’est la fin du jeu, de la complicité, ce qui reste en nous d’enfance ou d’adolescence et cela même si nous ne sommes plus jeunes.

 

Cette douleur brutale, cette solitude soudaine, peut on la qualifier de deuil ? N’es ce pas faire injure aux êtres humains que nous avons perdus que de souffrir en quelque sorte de la même façon. On ne peut parler de cette peine qu’aux être qui nous sont les plus proches. Il faut la taire aux autres sous peine de paraitre indécent ou asocial. Car aucun rite ne viens porter secours à ceux qui pleure un animal aimé.

Chez les romains on se rasé les sourcils pour signaler que l’on avait perdu son animal. Un écrivain du 19ème siècle avait fait dire de messes pour son chien. Et l’on connait le fameux cimetière des animaux à « annière » qui date de 1899 avec ces monuments du genre « père Lachaise » qui nous mette un peu mal à l’aise.Tous ses rites nous semblent risibles. Aujourd’hui on enterre son animal dans son jardin si on en possède un et on laisse éventuellement les enfants mettre une croix ou quelques souvenirs sur le petit tumulus. Ou si l’on est citadin on le confie à une organisation qui fera bruler le corps sur un bucher. Mais ces pauvres geste laisse insatisfait. On se sent coupable d’une sorte d’impiété envers un être qui vous a aimé inconditionnellement, surtout les chiens. Je parle surtout des chiens quand je parle de cette inconditionnalité de la mort envers un être qu’on a aimé qui vous a aimé, et que l’on continue à cacher cette rupture sans mot pour la dire.

 

Il y a ceux qui souffre tellement qui dénie et remplace immédiatement l’animal disparu par un chiot ou un chaton de même race ou de même apparence. Et l’on sait qu’un jour ou l’autre des maitres prévoyant auront fait ce qu’il faut à temps pour que la bête aimé soit cloné et donc reproduit à l’identique. Ces gens qui s’empressent de remplacer témoigne de ce qui ne savent pas qu’un animal et surtout un chien ou un chat est un individu singulier, irremplaçable dont il faut endurer la mort et auquel il faut offrir un travail de deuil pour lui payer la dette dont la longue existence à contracté envers sa brève existence.

N’empêche que ce deuil réel, et non accepté socialement, a suscité : des certitudes et des interrogations :

- La certitude c’est la croyance consolante qu’ont certain dans la réincarnation. L’âme de l’animal, dont seul le corps est mort, vient habiter un autre corps, venant d’une autre ou de la même espèce.

- L’interrogation c’est l’espérance qu’il doit y avoir une survie pour les animaux qui ne peuvent pas avoir disparu comme cela à jamais. Mais la difficulté c’est qu’il faut croire à l’immortalité voir à la résurrection qui consiste, pour les chrétiens, à oser réclamer une immortalité moins restrictive qui inclurait les animaux.

Il y a pourtant de gens dont je suis au quelle c’est affaire de tempérament d’éducation et de raisonnement. Pour laquelle la vie éternelle et la rédemption ne dise pas grand-chose et pour cela cette consolation mystique reste, malgré la générosité, dénué de sens."

 

France inter, vivre avec les bêtes, emmission du 2 octobre 2011

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